Le soleil d'été caressait doucement les cheveux blonds d'Amélie. Elle était allongée sur le fauteuil qui se trouvait à l'extérieur de la maison, sur la terrasse de carrelage beige. Elle entendit au loin les cloches sonner. Soudain Christine Curt, sa mère, l'appela de la cuisine :
-Amélie ! Lisa arrive !
Lisa Valdi était la meilleure amie d'Amélie. Elles se connaissaient depuis 6 ans et dès que les jeunes filles avaient du temps libre, elles se voyaient.
Elles étaient toutes les deux passionnées d'équitation. Leurs chambres étaient tapissées de posters de chevaux de toutes races : Frison, Pur-sang, Apaloosa, Fjord...
-Amélie ! cria Lisa
-Je suis dehors, lui répondit son amie
-Regarde ce que je t'ai acheté ! Un vendeur dans la rue a absolument voulu que je lui achète ce stylo, soi-disant magique.
-Montre voir. Ah il est joli.
-Je te l'offre.
-Euh...Mais tu n'es pas obligé, faut pas. Ce n'est pas mon anniversaire.
-Mais ce n'est pas grave. Allez tiens, prends-le et vas l'essayer. Tu as du brouillon ?
-Oui viens. On monte dans ma chambre.
Les deux jeunes filles se rendirent dans la chambre d'Amélie.
Sur le mur en face de la porte, une photo était encadrée. Cette photo avait été prise par Christine. Dessus on voyait Amélie, à gauche, très grande avec ses longs cheveux blond et bouclés, en tenue d'équitation, bombe sous me bras. A droite, Lisa, un peu plus petite, ses longs cheveux noirs, rassemblés en une queue de cheval, était elle aussi en tenue d'équitation.
Cette photo avait était prise 3 mois plus tôt, lorsque les jeunes filles avaient passées avec brillance leur Galop 4. Toutes les deux était âgées de 15 ans.
-Il écrit bien ce stylo, remarqua Amélie après l'avoir essayé en faisant quelques ratures.
-Je peux l'essayer ? demanda Lisa
-Bien sûr, vas-y.
Deux minutes plus tard, les deux amies étaient à nouveau en bas.
-Maman, on sort dehors ! On sera là pour 16h ! cria Amélie
-D'accord. Et je te l'ai déjà dit, on ne sort pas dedans !
-Ta mère à un humour..., se moqua Lisa
-Oui, je sais, soupira Amélie.
Sa mère avait fait des études pour devenir professeur de français mais avant de les avoir finis, elle renonça et trouva du boulot dans le social.
Son père, Jérémy, était informaticien dans une entreprise. Il travaillait parfois très dur mais ne touchait pas un très grand salaire. Malgré cela, la famille vivait aisément dans une maison. Mais pour Amélie, ça ne suffisait pas : elle rêvait d'acheter la pré qui se trouvait juste à côté de la maison et d'y mettre un cheval. SON cheval. Qu'elle aurait achetée avec l'aide de ses parents. Mais financièrement, ce n'était pas possible.
«Tu sais Amélie, lui disait toujours son père, acheter le cheval, c'est bien beau mais après, il faut le loger, payer les soins du vétérinaire, du maréchal-ferrant... Le cheval en lui-même, on pourrait se le payer, sauf si bien sur, tu veux un Pur-sang ou une race de ce genre mais c'est par après que cela devient cher !»
Cette phrase, Amélie l'avait entendu mainte et mainte fois.
Voila pour la première page.
Note moyenne : 8.3 /10 (3 vote)