Alice se promenait donc sur le champ de vente lorsqu'elle LE vit. IL était tout seul dans un coin avec son éleveur, un homme d'une cinquantaine d'années qui n'avait pas l'air très sympathique.
Elle s'en approcha et l'examina. IL portait des traces de blessures sur les épaules, le garrot et le dos. IL avait également des entaillent, parfois profondes, sur les jambes.
Son regard reflétait la tristesse et la peur en même temps. Alice éprouva tout de suite de l'affection pour ce magnifique cheval bai. Elle regarda son père puis le cheval maltraité.
François suivit son regard qui tomba sur ce malheureux équidé. Il s'avança à la rencontre du vendeur :
« -Combien pour ce cheval ? demanda t'il poliment.
-2 000 ¤, lui répondit le monsieur avec indifférence.
-Quoi !? 2 000 ¤ pour un cheval blessé et mal soigné ! Vous vous moquez de moi, monsieur ?
-Mais pas du tout. Premièrement c'est un véritable Camargue de 2 ans et deuxièmement, si ce satané canasson ne s'était pas débattu puis enfui, il ne serait pas blessé.
-Vous voulez dire que ce cheval s'est blessé tout seul ?
-Exactement.
-Bon...T'en pis, je ne le prends pas. »
Et il s'éloigna. Alice le rattrapa et d'un regard lui fit comprendre qu'il fallait sauver ce cheval et qu'elle aimerait vraiment l'acheter. Son père fit alors demi tour et dit au marchand :
-J'achète votre cheval pour 1000 ¤.
-1 800 ¤
-Non. Alors 1 500¤, c'est ma dernière offre.
-D'accord. Ce cheval est à vous pour 1 500¤. Mais je vous préviens, il n'est pas docile... »
Alice s'approcha alors du cheval qui était désormais le sien. Elle détacha la longe et commença à le faire marcher tout doucement pour qu'il ne prenne pas peur. Son père, pendant ce temps, sortit son portefeuille et fit un chèque au vendeur. Ce dernier le lui prit avidement des mains et s'en alla. Mais il eu fait à peine trois pas qu'il s'arrêta et leur cria :
« -Il faudra lui trouver un nom si vous le gardez ! »
Alors Alice, toute contente commença à chercher un nom pour son cheval adoré. Ne trouvant rien de bien, elle se décida à chercher plus tard. Pour l'instant, ce qui occupait son esprit était l'état du cheval : elle avait l'impression qu'il boitait.
De retour chez eux, Alice attacha l'équidé à la barrière du pré tandis que François cherchait Anna.